Chaque année a lieu le 16 décembre, l’ouverture de la pêche à la truite lacustre au Lac de Joux. Il faut dire qu’il faut être motivé pour aller défier les éléments en cette période, en général plus propice au sports d’hiver qu’à la pêche.

Voilà qui permet de prendre le température en arrivant!

Il s’agissait d’une première pour moi sur ce lac à rechercher la lacustre et je savais déjà à quoi m’attendre, des poissons difficiles et en petites quantités. Qu’à cela ne tienne, il fallait bien… briser la glace une fois! Il faut avouer que les chances de captures sont maigres, mais ce n’est pas ce qui va arrêter les enragés en cette saison à venir braver le froid et les éléments, cela permet de passer un peu le temps en attendant le retour de la belle saison et de la pêche en rivière.

Mes courageux compagnons d'infortune.

Etonnamment, les rives du lac sont plus peuplées ce jour-ci par les pêcheurs venus de loin que par les locaux, preuve qu’un tel événement draine tout de même du monde durant la saison morte. Le Lac de Joux est le premier de la saison hivernale à ouvrir et ça se sait loin à la ronde. On croise sur les parkings plus de plaques bernoises, zurichoises ou même étrangères que vaudoises. Cet événement semble plus populaire Outre-Sarine que chez nous! Le seul poisson que j’aurai aperçu de la journée sera d’ailleurs au moment du retour d’un bateau bernois au port en fin de journée, hé oui, il y a même des tarés qui font le trajet avec leur bateau!

La météo à la mi-journée.

La plupart tentent leur chance aux leurres, même s’il existe quelques tarés dans mon genre à tenter le coup au streamer. « On couvre plus d’eau en pêchant aux leurres » me lance un de mes potes, habitant de la région. Oui, mais on bouge plus et on tient plus longtemps en faisant une bonne double traction, ce qui permet de tenir plus longtemps les pieds dans une eau à quelques degrés lui rétorquerais-je. Une bonne fondue à midi finira par mettre tout le monde d’accord!

Les conditions sont, semble-t-il, passablement difficiles cette année, avec les 50 à 60cm de neige fraîche tombés récemment, couplées à un froid mordant et une petite brise de face pour vous rafraîchir encore un peu. Mais les conditions peuvent être pires, il y a des fois où on n’a même pas pu pêcher, par ce que le lac était gelé, me raconte un autre ami, venu aussi pour l’occasion. Il faut régulièrement plonger la canne dans l’eau pour tenter de faire fondre la glace venant s’accumuler dans les anneaux.

C'est le moment de dégivrer!

La journée se soldera par une magnifique « Mayaule » pour ma part et les potes que j’ai vus au bord de l’eau, mais ce n’est pas grave, c’est une ouverture et c’est l’intention qui compte. On a pu dérouler de la ficelle et se faire plaisir, recroiser des potes, et c’est de loin le plus important. A refaire indéniablement l’année prochaine!